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Contact : communauté Jésuite à Cergy | | | |
Ce travail de mémoire s'est effectué lors d'un week-end communautaire. Nous avons commencé par un temps de prière partagée à l'aide d'un «copié collé» de textes du Siracide : ce qui nous a permis de faire mémoire par la suite de l'histoire «sainte» de la communauté. Par chance, deux membres «fondateurs» sont encore présents : il ont souligné les constantes et les grands moments de l'histoire de la communauté jésuite à Cergy.
En voici les grands axes et les moment clés !

1. La fondation.
Depuis longtemps, un groupe de jésuites cherchait à s'implanter dans un « quartier populaire » de la banlieue parisienne. Après 18 mois de recherches, réflexions et contacts divers, Cergy fut choisi ! Un appel lancé par le diocèse à la Compagnie fut déterminant. Au démarrage, Charles Cordonnier fut nommé vicaire à Cergy, plus spécialement chargé de la communauté du sud.
Les premiers compagnons ont dû d'abord s'installer à Saint Ouen l'Aumône dans un appartement prêté par ATD. Six mois plus tard, premier déménagement du côté de la « Justice mauve » : mais l'appartement s'avère étroit pour les cinq premiers compagnons ! Par chance, un second appartement se libère « Passage Lucile » ; trois des compagnons de l'époque vont y habiter. Dès le début de notre implantation, des jésuites en formation ont été partie prenante de l'aventure ! Cette manière privilégiée de faire des études supérieures sera féconde pour leur apostolat futur.
2. Le projet.
Le projet de la communauté était d'allier trois pôles : une présence à la vie de la communauté chrétienne, une participation à la vie associative locale, une implication dans les actions d'insertion professionnelle et sociale. Dans la diversité des présences, on retrouve, durant ces quinze années, des constantes : certains se sont investis; à titre bénévole dans des associations ; d'autres sont devenus « professionnels » (éducateurs de rue, directeur d'une entreprise d'insertion, etc.). Certes, il y eut des va-et-vient divers, au gré des nominations de nouveaux arrivants et des départs de ceux auxquels étaient confiées des missions spécifiques ailleurs qu'à Cergy.

3. La communauté chrétienne.
La communauté chrétienne a accueilli la succession des jeunes jésuites en accompagnant leurs premiers apostolats jusqu'à leurs engagements décisifs : ordination diaconale, presbytérale, derniers voeux, cinquantaine de vie religieuse. Pour les français, comme pour les étrangers, la présence d'une communauté « des peuples » a été d'une étonnante fécondité: tel ou tel en a même fait l'objet d'un mémoire de fin d'études ecclésiastiques. Suivant les compétences et les affectations reçues des Supérieurs, certains ont été vicaires de paroisse ou aumôniers de jeunes pour au moins un mi-temps. Chacun a tenu, et tient encore, à avoir, au sein de la communauté chrétienne, un engagement direct, aussi modeste soit-il. Participer comme communauté religieuse à la vie de la communauté chrétienne a été pour nous source d'appels :
- Rencontre de chrétiens présents dans la vie du quartier et de la ville - c'est l'un des fruits dont héritent les chrétiens de Cergy : être à leur place, solidaires des dynamismes et des difficultés d'une « ville nouvelle ».
- Rencontre de jeunes, à l'aumônerie, à la Confirmation, au Frat, dans des Camps..., qui, dans leur grande diversité, veulent découvrir comment le Christ leur ouvre un chemin pour grandir en liberté. - Rencontre d'une multiplicité de cultures, qui fait la vie même de la communauté, appelant une attention aux expressions et aux richesses de chacun, et dessinant peut-être un nouveau visage d'Eglise.

4. Les événements.
Les événements nous ont fait rencontrer des hommes et des femmes de toutes conditions, de toutes origines : nous avons tissé des liens de collaboration, d'amitié et même de fraternité : militants dans la cité, laïcs en responsabilité d'Eglise, équipe de prêtres, etc. Nous n'oublions pas les nombreuses marques d'affection qui nous sont prodiguées au quotidien.
Nous n'oublions pas non plus les moments intenses de célébration, les événements heureux: ordinations, derniers voeux, cinquantaine de vie religieuse par exemple, ou douloureux, comme les funérailles d'un compagnon jésuite, ou d'amis de la communauté. En quinze ans, il y a eu des moments forts pour la paroisse, la quartier, la ville... Ils ont été l'occasion de reconnaissances ou de découvertes de besoins nouveaux :
- Evénements, avec le départ ou l'accueil de prêtres dans la paroisse, et aussi des rassemblements de tout le diocèse au « Hall Saint Martin » ou à Ozanam.
- Evénements de la création des « Relais de quartier », avant les « Puits » du Carême et de l'Avent ; et, au-delà de Cergy, des propositions de retraites dans la vie, de groupes de prière, de conteurs, etc. - Evénements dans la ville, avec les dix ans, puis les vingt ans de la « Maison de quartier » ; avec la mobilisation de voisins pour lancer une Amicale de locataires, ou dans une marche de solidarité après la mort violente de jeunes... - Evénements qui ont marqué des eacute;tapes pour les associations qui accompagnent les chômeurs, les jeunes en insertion, les sans-papiers, les sans logement.
5. Les solidarités.
Les solidarités ainsi construites dépassent largement la ville de Cergy. Nous avons des compagnons jésuites dans beaucoup de pays du monde et nous avons la chance d'avoir dans la communauté, des membres qui viennent « d'ailleurs ». Plusieurs d'entre nous sont aussi actifs dans des partenariats internationaux: Algérie, Vietnam, Cap Vert, Maurice, Congo, etc.
A travers toute cette histoire, ses hauts et ses bas, nous faisons mémoire de la manière dont nous avons cherché à vivre comme Communauté religieuse partageant la vie des autres communautés humaines, des familles et des quartiers. Ce « mémorial » nous invite à témoigner comment, en ce lieu de solidarités et de difficultés, se vivent des passages, et à y entendre l'annonce des Béatitudes aujourd'hui. La communauté jésuite de Cergy | 
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