
Les Scouts d’Europe
organisent une formation interne destinée aux chefs. Thème oh ! combien
accrocheur :
J’apprends l’initiative par courrier électronique. Je réponds après une poignée de secondes. Hésitation, discernement, je calcule le pour et le contre, qu’est-ce qui est mis sur la balance du choix à faire ? C’est pour dimanche soir de 18 h jusqu’à 21 h. Je regarde dans l’agenda. Les vestiges d’un dîner gommé à la hâte laissent l’imaginaire occuper l’espace de la soirée ainsi rendu disponible. Mais surtout, ce dimanche c’est le grand évènement paroissial, la kermesse d’hiver. Elle se termine vers 18 h 30, mais il y a le rangement, c’est toujours le bon moment d’être avec les paroissiens qui en ont assuré l’organisation et le déroulement. Le choix doit être fait: à qui consacrer du temps et pour quelle reconnaissance ? C’est vrai cette année j’ai prévu d’être à la kermesse non seulement le dimanche après midi, mais aussi la veille. Et pourtant c’est la dernière année de la responsabilité d’un paroissien qui après 17 ans d’un dévouement efficace passe la main à un autre. Que choisir ? Je dois décider, cette décision m’appartient, je ne peux pas la déléguer à quelque d’autre. Je réponds au mail en annonçant ma présence. L’accusé de réception suit, tous les deux sommes tout joyeux. Puis il n’y a qu’à !
Je traîne samedi (plus longtemps qu’initialement prévu car j’ai quitté le rassemblement de l’Eveil à la foi plus tôt que d’habitude) et dimanche aussi, je traîne en rencontrant les uns les autres, en recueillant des confidences, en jouant (difficile de gagner avec les ados au « puissance quatre »). Avant de partir j’informe de la raison de mon départ au milieu des rangements le responsable et deux trois autres personnes et je m’en vais.J’arrive, une vingtaine de chefs, tous en uniforme, les moyens modernes à l’appui, les organisateurs mènent la rencontre de formation. Je suis replongé dans le thème qui m’est cher pour ma vie de prêtre. Je l’ai proposé, il y a bien longtemps déjà, comme sujet de formation pour les prêtres. Que choisir puisque l’on ne peut pas tout faire ? Qu’est-ce qui en moi décide de choix faits consciemment ou subis mais dans les deux cas appelés à être assumés ? Quelles sont les priorités et pourquoi ? Choisir c’est bien mais s’y tenir c’est mieux, comment réaliser ce qui était prévu? Comment assumer les conséquences d’un tel choix ? Comment faire le discernement du rapport au temps ? Ces questions qui reviennent en tête se laissent croiser avec celles que j’entends :
Le temps nous n’avons sur lui aucune prise, il ne nous appartient pas. Le temps, nous le subissons et si souvent nous désirons le maîtriser. Mais nous pouvons aussi l’accueillir comme un cadeau, comme le don du ciel.
Ce temps qui n’est pas le même pour les uns et les autres ; le temps des parents n’est pas le temps des enfants, et le temps du prêtre n’est pas celui d’un étudiant. Comment penser le temps de l’autre ? Alors que l’on est déjà si préoccupé par le sien !?
Je crois que le temps de prière peut aider à y répondre. Le temps où Dieu a sa place, le temps où l’attention à l’autre n’est pas seulement de l’ordre de la mécanique organisationnelle. Le temps de prière par lequel nous avons terminé la soirée fut un temps de grâce, le temps où il suffit d’être.
Le temps d’écrire ce texte touche à sa fin; avant de terminer, juste une idée que je voudrais partager, entre deux temps en passant d’une activité à l’autre, j’essaie de m’arrêter un instant pour passer d’un temps à l’autre pour être disponible à ce qui va venir. Perdre ainsi un peu de temps c’est en trouver beaucoup. J’espère qu’en arrivant au bout de ces quelques lignes vous n’avez pas perdu trop de temps. Pour moi c’est terminé, le temps de prière et le temps de dîner. Et bon appétit en goûtant à la vie dans le temps !
Dans le cadre de l'Année sacerdotale, le diocèse propose des


Quand je relis mon histoire, je suis impressionné par la rencontre de nombreux laïcs qui m’ont aidé, certainement sans le savoir, à être prêtre.
JMH = Jean-Marie Humeau
JBA = Jean-Baptiste Armnius
Le Père Huppe qui a été curé de l'Isle Adam pendant 17 ans a été enterré mardi 20 octobre. C'est avec émotion que j'ai lu son testament spirituel au début de la belle messe d'adieu qui a rassemblé tant de mondes et de prêtres. Je voulais le partager avec vous. En cette année sacerdotale, le Père François Huppe devient pour chacun le modèle d'un prêtre fort, enraciné dans la prière et la vie surnaturelle. Les derniers mois où j'ai pu le côtoyer (surtout le dimanche où je lui portais la communion), il m'apparût vraiment comme ayant tout remis entre les mains de Dieu, priant sans cesse, souffrant beaucoup, très entouré par ses anciens paroissiens (il était à l'hôpital de l'Isle adam sur son ancienne paroisse). Bonne méditation!

« Vous lisez un livre très intéressant » retentit soudain
la voix de ma voisine côté fenêtre.
Cet été, je suis parti faire ma randonnée annuelle sur le GR 54. Il fait le tour de la chaîne des Écrins ce qui donne des paysages à la hauteur de la difficulté du sentier. Je rencontrais, au cours de mes journées, un groupe de 5 étudiants et 4 vosgiens.
Le 6/08, jour de la fête de la Transfiguration, nous montions le col de l'Aup Martin qui s'élève à 2761m, ce qui en fait le point culminant du GR. En partant de Vallouise, qui se situe à environ 1100m, cela faisait environ 1600m de dénivelé à monter dans la journée. Bref, une paille !!!!!! Le pire furent les 500 derniers mètres dont la pente était forte sur un sol épouvantablement friable et dangereux.
Bref, une fois au sommet, j'étais bien heureux de pouvoir contempler la vue en compagnie des étudiants. Nous étions tous un peu surpris d'être arrivés à bon port sans que personne ne soit tombé. Heureusement, car une chute aurait été fatale. Dans la conversation, je fais subitement le lien avec la Transfiguration, et je leur en parle. Ce jour-là, en effet, le Christ a invité ses apôtres à monter sur la montagne. Comme ces derniers, nous avions monté la montagne et nous avions devant nous une vue extraordinaire. Quelque chose approchant de la contemplation des apôtres devant le Christ pouvait donc se réveiller en nous. Cela dit, il était l'heure de déjeuner, ce que je fis puis je partis en laissant les étudiants derrière moi.
Dans la descente, étant seul, je me dis subitement qu'il serait stupide de ne pas célébrer la Transfiguration avec eux. Ils sont plus ou moins catéchisés, l'une des filles du groupe revient du pèlerinage en Terre Sainte avec les évêques de France. Bref, il y a quelque chose à faire.
Je finis par m'arrêter, environ une heure avant l'arrivée, et je décide d'attendre les étudiants pour célébrer la messe. Je leur donne 45 mn pour arriver. 10mn plus tard, les deux filles du groupes arrivent. Je leur propose alors de célébrer la messe ensemble. Celle qui arrive de Terre Sainte dit oui avec enthousiasme, l'autre se fait bousculer un peu, mais finit par accepter. Évidemment, il faut attendre les garçons. Dieu merci, malgré les ampoules de l'un deux, ils ne tardent pas. Leur réaction à l'idée d'une messe fut pour le moins mesurée, mais l'enthousiasme des filles eu vite raison de leurs réticences. Nous trouvons un rocher que nous transformons en autel et au moment où nous commencions, voilà mes 4 vosgiens rencontrés la veille qui arrivent. Je leur propose aimablement, mais de façon convaincante, de se joindre à nous, ce qu'ils font avec amusement. Au cours de la messe, nous méditons sur le fait que Jésus nous invite à gravir la montagne de la foi. La montée est souvent difficile, comme nous en avons fait l'expérience le matin même, mais une fois au sommet, la rencontre avec le Christ est infiniment plus belle que la vue que nous avions quelques heures auparavant. Cela nécessite courage, ténacité, persévérance, mais le Christ marche avec nous, comme il a marché avec ses apôtres.
Finalement, nous étions 10 le 6/08/09 pour célébrer la Transfiguration sur le GR 54. J'ignore bien évidemment ce qu'il reste de cette messe. J'ignore si ces étudiants ou ces vosgiens se remettront en marche vers le Christ. Je souhaite que cette messe ne soit pas seulement un beau souvenir.
Le dernier soir de la randonnée, alors que les vosgiens poursuivaient, j'ai dîné avec les étudiants. Ce fut une soirée sympathique, riche de tout ce que nous avions vécu durant ces 10 jours. Une des dernières choses dont ils m'ont parlé, ce fut justement de cette messe. L'un deux m'a dit : "La messe avec les glaciers derrière et votre sermon, c'était vraiment extraordinaire." Je ne verrais sans doute jamais les fruits de ce jour, il n'en reste pas moins que ce fut vraiment une Transfiguration remontante.
Depuis fin août, me voici dans de nouveaux murs pour une nouvelle mission et je me prépare à cette belle messe d’installation qui a lieu à chaque fois qu’un nouveau curé arrive dans une paroisse. C’est véritablement une occasion importante pour approfondir l’appel reçu par Dieu à tout donner pour le suivre. Lors de la messe d’installation, le nouveau curé doit renouveler les promesses de son ordination : cette volonté de vouloir accomplir sa tâche comme collaborateur des évêques, d’accomplir avec sagesse et dignement le ministère de la Parole en annonçant l’Evangile et en exposant la foi catholique, volonté de célébrer avec foi le mystère du Christ, volonté d’implorer la Miséricorde de Dieu pour le peuple qui lui est confié, volonté de s’unir davantage au souverain prêtre Jésus-Christ et promettre de vivre en communion avec l’évêque et ses successeurs.
C’est un temps de grâce stimulant, même si quitter une paroisse est toujours quelque part un arrachement du cœur.
25 juin 2009 : C’est une journée ensoleillée, pleine de déplacements et d’événements à rebondissements.
Au retour des ordinations, ce dimanche 28 juin 2009, je suis heureux !!! heureux de ces 2h30 de messe, heureux de ces deux visages de prêtres : Jean-Baptiste et Samuel... Le premier quitte Vauréal dans quelques jours après 3 années, le second arrive en septembre... Heureux de recevoir leurs premières bénédictions, d'embrasser ces mains consacrées...
Heureux de ces moments partagés à St Stanislas pour le dîner, de tant de visages rencontrés...
Heureux d'avoir fait mémoire de ma propre ordination 10 ans plus tôt...
Heureux mais lessivé !!!! Après avoir pris le temps de me rafraichir de cette chaleur de fin juin, après avoir promené Barry, chien fidèle, je pars pour une nuit méritée chez mes parents... C'est lundi après tout !!! Au moment de partir, je vois arriver, il est plus d'une heure du matin, le jeune prêtre tout juste ordonné... Heureux, rayonnant, mais écrasé de fatigue !!! "Tu as eu le temps de dîner??" "Non !! j'ai béni tout le temps " Et nous voici, à 1h30 du matin, attablés devant une pizza (merci Sodebo!) et un coca glacé... à refaire le film de la journée, les anecdotes, les joies, les visages rencontrés... Rencontre nocturne, moment privilégié, de deux abbés que 10 années de saceroce séparent mais qu'ne même joie (et une même fatigue !!!) réunissent. Unis dans le sacerdoce de Jésus, unique Pasteur, nous avalons Pizza et mousse au chocolat, avant d'aller rejoindre le sommeil !!!! "Ne mets pas de réveil, dors" conseille le curé... "oh pas de soucis" réponds le jeune abbé....
Chargé par Monseigneur ROUSSET de créer des aumôneries en milieu psychiatrique dès 1978, j’ai eu la chance de pouvoir m’appuyer pour une formation, non seulement sur mon expérience personnelle en milieu « handicap », mais aussi auprès de l’aumônier de l’hôpital Ste Anne, à Paris, ainsi que sur des psychiatres ouverts, comme sur d’autres instances de formation en santé mentale.
Depuis cette date, que de contacts, aussi bien en milieu hospitalier qu’en dehors, et très particulièrement, par le mouvement « Amitié-Espérance » qui permet des rencontres entre des personnes en souffrance psychique, ou encore dans le cadre de «Relais d’amitié et de prière » avec des parents, des conjoints ou des proches de personnes malades psychiques.
Que dire de toutes ces rencontres, où se partage, bien sûr, au début, la souffrance supportée, mais aussi des moments si riches de réflexion où se manifeste ce qui se vit intérieurement.
S’il y a à distinguer la vie psychique de la vie spirituelle, nous avons en aumônerie psychiatrique cette grâce d’être les témoins de ce que certaines personnes vivent dans cette relation à Dieu, au Christ, à la Vierge Marie, comme avec telle ou telle personne.
L’Evangile prend des couleurs nouvelles.
Des paraboles deviennent des éléments de leurs vies et parfois avec un langage qui nous paraît obscur, à première vue, mais qui donne un éclairage nouveau, sur l’Eucharistie, par exemple.
Que de paroles fortes avons-nous entendues, qui bousculent, hors de nos formules toutes faites de nos catéchismes.
Il faudrait rentrer dans l’explication de tant de contacts. C’est pour cela que nous avons pensé, à la suite de nos rencontres annuelles à MOURS, organisées sur le Diocèse de Pontoise par la Pastorale de la Santé Mentale, de prendre, au cours du colloque qui aura lieu le samedi 16 janvier 2010, le thème :
1° « Comment les personnes en souffrance psychique rajeunissent-elles l’Evangile, et, par conséquent, l’Eglise, qui a mission de l’annoncer ? »
2° « Quelle place accorde-t-on aux personnes en souffrance psychique dans l’Eglise ? »
Aidé par des intervenants, il sera bon de pouvoir partager à ce sujet.
Le sacrement de la confession ne souffre pas d'une grande popularité. Il est vrai qu'il n'est pas facile de se reconnaître pécheur et d'aller avouer ses fautes à un prêtre. Et pourtant, quelle beauté !!!!!!
Je me souviens d'un lycéen au Frat qui était venu se confesser. Ce qu'il avait à dire n'était pas d'une gravité exceptionnelle, mais il en souffrait profondément. Il s'est donc présenté avec un regard sombre et la tête baissée. Comme il était beau en partant !!!! Il rayonnait du pardon qu'il venait de recevoir. Il est évident que venir se confesser lui avait beaucoup couté, mais il avait pu vivre une grande libération. Il y a également ce jeune de cinquième déposant le fardeau de ce qu'il vivait chez lui. Enfin un lieu où sa souffrance était écoutée. Et puis il y a cet adulte découvrant ce sacrement, repartant en disant qu'il se sentait plus léger. Il est vrai que la préparation avait été difficile, mais la libération était là. À la fin, il m'a dit son désir que plus de personne connaissent le Christ et puissent avoir sur leur vie l'éclairage de sa lumière.
Merci Seigneur pour ce sacrement, apprenez à vos prêtres à le faire aimer.
En septembre 2008, j'arrivai comme curé de la paroisse Notre Dame de Lourdes d'Argenteuil. Je venais rejoindre les Pères André, Frédéric et Michel, tous les 3 Fils de la Charité comme moi. Premières rencontres, premières découvertes. Lors d'une permanence, des fiancés demandent à se marier. Ils n'habitent pas sur ma paroisse mais leur curé les a autorisés à se marier chez moi. "Vous nous êtes recommandés!" m'ont-ils dit. Leur parole m'est apparue comme un clin d'oeil de notre Seigneur Jésus-Christ. "Comment Seigneur moi le nouveau puis-je être recommandé à ces deux fiancés que je ne connais pas ? C'est ton Eglise, ton épouse, peuple des baptisés qui est recommandé.
Je savais que tu as un peuple nombreux; tu m'as envoyé par le ministère de l'Eglise de Pontoise au service des chrétiens d'Argenteuil et tu me demandes aussi d'être accueillant à ceux qui viennent d'ailleurs. Que la volonté du Père soit faite!"
J'ai marié ces époux le samedi 13 juin dernier. Ils se sont engagés devant Dieu et veulent éduquer leurs futurs enfants dans la foi catholique.
"Seigneur je te demande qu'ils soient eux aussi "recommandables", témoins de ton amour auprès des leurs et de nos contemporains."