Je me replonge dans le livre, mais la lecture se met en off. Car le retour à la dernière phrase se place en in. « Mon Père » ai-je bien entendu ? Dis-donc, elle l’a deviné, comme ça, juste à partir de la discussion, mais non, elle a vu la dédicace. Etrange de beauté, le sentiment d’être transparent.  La lecture ne dure pas. Elle reprend la conversation.

« Vous enseignez ?

 Oui

 A KUL (l’Université catholique de Lublin) ?

 Non, à Paris. J’y habite. »

 Elle revient à la souffrance et à Dieu. »

 

« Ce qui m’intéresse, je me risque, c’est de constater ce que Dieu peut en faveur de l’unité de la vie de  quelqu’un qui sans cela aurait été certainement émietté voir même à la dérive. Tiens, prenons l’exemple de la petit Thérèse de Lisieux quel matériau psi et pourtant quelle qualité spi. On n’est pas pour rien docteur de l’Eglise, seulement trois femmes pendant tout un millénaire.

– Thérèse, c’est ma préférée ! s’exclame-t-elle.

– Priez pour moi, elle ajoute aussitôt.

– Quelle est votre prénom ?

 – Joanna !

– comme ma grand-mère !

– je l’aime beaucoup ! Mais je ne veux pas vous déranger. Et si la musique est trop forte, dites-le moi

– Non, pas de problème !

 

……………………

 

– Vous connaissez Clara Lubich ?

– Oui, son mouvement. En août dernier, j’ai rencontré une communauté à Athènes, une allemande et deux italiennes, je crois.

– J’en fais partie !

– Hm... ! J’en connais en France, par mon curé à Paris, j’en ai rencontré d’autres français, belges, etc., je connais ses méditations son rayonnement. Et en Pologne c’est comment ?  Vous êtes nombreux ?

– Deux mille, mais pas bien connus et problème de jeunes, ils s’y intéressent, mais une fois les études terminées.... Et pourtant quelle belle intuition pédagogique de Clara »

 

Je me replonge dans le livre et elle dans la musique et dans sa pensée sur le mystère de la souffrance et de la vie, j’en suis certain !