Durant les vacances de la Toussaint, je suis parti faire une formation d'éducateur à la vie affective et sexuelle organisée par le "CLER Amour et famille" (Centre de Liaison des Équipes de Recherche sur l'Amour et la famille).
Entre autres compétences, cette association catholique habilitée à intervenir dans un cadre laïc, travaille sur des sujets comme la régulation des naissances ou l'avortement et forme des éducateurs à la vie affective et sexuelle et des conseillers conjugaux et familiaux. Non seulement elle y travaille, mais également elle accompagne des personnes confrontées à des choix parfois difficiles et douloureux. C'est justement cela que j'ai trouvé intéressant.
La manière qu'ont les intervenants de parler de ces personnes est pleine de délicatesse et d'attention. Cependant, ils ne se contentent pas de les écouter ou de les accompagner. Ils ont un véritable souci de leur faire toucher du doigt les forces de vie que ces personnes portent en elles. Il est fréquent que, lorsqu'une femme vient voir un conseiller conjugal, la décision de l'avortement soit déjà prise, mais cela ne les décourage pas et ils prennent le temps qu'il faut pour faire découvrir à ces mères, parfois à ces parents, le désir de vie qu'ils portent en eux et que celui-ci demeurera quelque soit les décisions qu'ils peuvent prendre, mais il est grave d'abimer ce désir. Dans le même temps, ils rendaient possible un chemin de vie au-delà de l'épreuve et de l'échec. En les écoutant, je me disais qu'ils touchaient du doigt notre mission de chrétien et ma mission de prêtre : faire découvrir aux gens le désir de vie qu'ils portent afin de les ouvrir au Christ qui est la vraie vie.